Cambodia

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Je sais, je sais, je sais. Presque 3 mois sans nouvelles, c’est inadmissible. J’ai des milliers de raisons mais pas une excuse et j’ai décidé de jouer la carte de l’honnêteté ie je suis une immense flemmarde shame on me. Faute avouée, étant à moitié pardonnée, je me permets de faire un saut dans le temps pour vous raconter la suite de notre périple.

Nous avions donc passé la frontière entre le Vietnam et le Cambodge à la mi-décembre et nous sommes restés quelques jours à Pnom Penh chez nos amis allemands. Histoire de vous rafraichir la mémoire sur l’histoire du Cambodge, parce oui on sait qu’il s’en est passé des choses, mais sorti de “Pol Pot est un enfoiré” je dois avouer que mon savoir en la matière était quand même clairement limité shame on me bis. Donc en gros, en très gros, que les puristes historiens me pardonnent, sur 8 millions de khmers, 3 millions ont été décimés à cause d’une idéologie communiste.

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Le paradoxe du Cambodge, c’est donc d’être connu au travers de ce qu’il a de plus grandiose, Angkor, et de pire, les Khmers rouges, synonymes de génocide et de terreur. Les drames contemporains commencent heureusement à appartenir à l’Histoire, notamment parce que les nouvelles générations ne les ont pas vécus.

Le Cambodge est une terre humaine qui mérite vraiment qu’on s’y arrête. Enfin ça évidemment nous l’avons découvert sur place et un peu trop tard. Vu que nous sommes devenus des pro de l’organisation, nous nous sommes trouvés très malins que de réserver à l’avance un hôtel dans le Sud Thaïlande pour les fêtes de fin d’années, pour éviter une flambée des prix et de se retrouver en dépression dans un hôtel moche le 24/12. Nous avons à peine 10 jours et on a pris l’habitude de prendre notre temps, on ne sait plus comment faire pour se dépêcher! Par où commencer? Suspense.

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Sur les conseils de nos amis nous partons à Kampot, dans le sud du pays où nous nous sommes enivrés de la magie des campagnes khmères. Les paysages sont follement authentiques et diablement générateurs d’atmosphère avec des étendues régulières de rangées de cocotiers et de palmiers qui marquent à perte de vue le tapis des rizières, dominées au loin par quelques collines esseulées.

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Il faut être honnête il ne se passe rien de spécial à Kampot, voire rien du tout et pourtant c’est un endroit charmant qui exerce sur nous un pouvoir hypnotique et nous donne envie de sourire toute la journée. Nous nous posons dans un charmant endroit en pleine campagne, près d’une rivière, avec de nombreux espaces ouverts pour buller.

Le premier soir nous rencontrons un flamounche pompier aussi intéressant qu’une éponge qui essaye de draguer une finlandaise assommante au possible (par pitié que jamais ils ne s’accouplent, leur progéniture serait désastreuse). Entre 3 récits du pompier chiant sur l’importance de ne pas jeter ses cigarettes partout dans la nature, nous apprenons que la finlandaise a passé 2 ans au Timor (je n’ai pas honte de dire que j’ai été regarder où était le Timor sur une carte et que 3 mois après je ne m’en rappelle déjà plus). La finlandaise monologue platement, sans jamais reprendre sa respiration, sur les conditions terribles de vie là bas. Pour survivre à cette conversation insipide nous reprenons ce petit cocktail maison bien sympathique et nous alimentons avec brio la conversation par des monosyllabes et un sourire de commande. Mon esprit embrumé comprend qu’à un moment qu’elle parle de chiens, de gens, de disparition et de barbecue. Je reconnecte mon cerveau 1 minute interpellée par cette combinaison de mots qui ne vont pas ensemble et lui de demande de répéter : apparemment les gens pauvres en période de disette, kidnappent les chiens des quartiers riches et les mangent quand il n’y a plus rien d’autre à manger. Alors les murs des villes se remplissent d’annonces du style “My dog is missing” et les gens ne comprennent pas ce qui se passe, pourquoi tant de disparition de leurs canidés bien-aimés.
Pendant que le pompier idiot écrase limite une larme et malgré le caractère éminemment dramatique du récit je n’ai aucune autre réaction que celle d’éclater de rire en m’étranglant avec les pépins de mon cocktail fruit de la passion. Je sais, je suis une horrible personne mais des vagues d’images de caniches à frange et de yorkshire brushing s’appelant Fifi ou Bijou, embrochés sur une pique barbare, avec une pomme entre les crocs tournant au dessus des braises me provoque un fou rire incontrôlable. Je vis un grand moment de solitude.

Consternation autour de la table devant mon manque évident d’empathie. Manifestement je n’ai pas la fibre Florence Nightingale, ni la finlandaise le sens de l’humour. Dans un éclair de génie, elle comprend que je me contrefous de ce qu’elle me raconte depuis près de 45 minutes. Je suis démasquée et me retire discrètement sous le regard courroucé de ceux qui travaillent pour le bien être de la communauté.

Heureusement nous passons une belle nuit dans notre bungalow au milieu des herbes folles qui bruissent joliment dans la nuit au moindre souffle de vent et des insectes qui bzite-bziiiiitent en choeur et loin des barbecues de chiens.

Le lendemain nous faisons du vélo, les mômes nous saluent et nous donne du “hello” à tout va et nous nous perdons avec bonheur dans les petits chemins. On plane. Le soir nous partons pour un night boat trip sur la rivière qui jouxte notre bungalow, sans vraiment savoir ce que l’on va découvrir.

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Nous partons sur un radeau (oui un radeau). Le capitaine du radeau, soit un khmer édenté et rigolard ne cesse de nous parler dans un anglais/khmer qu’on comprend pas mais à base de “OK” et de “cool” et de sourire on comprend qu’il va nous montrer un truc. Nous glissons lentement vers les arbres de la berge d’en face et on ne comprend pas tout de suite ce dont il s’agit. Puis peu à peu, devant nos yeux émerveillés, nous voyons une source lumineuse discrète, puis plusieurs points lumineux qui s’allument et s’éteignent à l’unisson et enfin ce sont des arbres entiers qui nous encerclent et s’embrasent sur le rythme doux de la nature. Nous sommes devant des arbres à lucioles et c’est absolument magique.

Les lucioles clignotent sur les arbres, il n’y a que le bruit du clapotis de l’eau, la lune est claire et nos coeurs battent un peu plus fort devant l’émotion de cette prodigieuse scène qui se déroule sous nos yeux. Le capitaine, nous montre qu’il faut plonger sa main dans l’eau… vu l’eau glauque j’hésite fortement mais bon je me lance et je vois apparaitre entre mes doigts des paillettes de lumière, interloquée je retire vite ma main. Je recommence l’opération et de nouveau de l’eau s’illumine entre mes doigts surpris. Nous sommes entourés de plancton fluorescent et c’est avec délice que nous plongeons encore et encore nos mains, créant des ondes lumineuses et des vagues douces. C’est d’un romantisme absolu, je me sens comme Ariel dans la Petite Sirène quand elle essaye de galocher le Prince Eric, sauf que pour nous il n’y a pas de bernard l’hermite qui chante avec la voix d’Henry Salvador mais un khmèr qui machouine et bavasse. Peu importe, le moment est parfait.

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Nous partons à regret de cet Eden pour une destination encore plus fantastique : Angkor.
Nous arrivons dans une chouette guest-house, dans la bien jolie ville d’Angkor, tenus par 2 italiens foufous qui sont manifestement ravis de voir des petits français. Ils nous offrent du pastis sans eau (yiark), nous commandent des pizzas made in Italie mais du Cambodge et voila une belle soirée qui s’annonce. Ils sont très contents de nous apprendre qu’il y a aussi un suisse dans l’hôtel et qu’il faut absolument qu’on le rencontre. Le fameux suisse arrive et en moins de 15 minutes,
- il s’excite quand je lui dit que je viens de Paris et c’est encore un bouseux qui appelle Paris “Panam” (sorry il fallait que je la sorte celle-là)
- il nous apprend qu’il fait parti des ultra du PSG et nous explique très sérieusement comment il tabasse d’autres gens au nom du sport, parce que oui il y a des règles : “on est des gars bien quand même, on tape mais on a pas d’armes blanches parce que c’est pas bon esprit, tu vois quoi”
- il nous raconte qu’il a braqué une pharmacie pour se procurer de la drogue quand il était en manque
- il doit 100 jours de prison à l’état suisse mais bon il “préfère passer du temps au Cambodge avant”
- il consomme des prostituées et les préservatifs ça “l’intéressent pas trop en fait”

Je lui donne une espérance de vie de 37 ans. Moitié hooligan, moitié drogué et complètement fêlé mais bizarrement très sympathique …. encore une rencontre complètement improbable.
Il vient de passer la journée à un mariage cambodgien et on lui a offert une dent de ragondin qu’il porte fièrement autour du cou, c’est assez répugnant. De plus, Ô joie, il a un autre ami suisse qui doit le rejoindre. Nous nous attendons au pire.

L’ami déboule quelques minutes après et c’est encore un mec complètement perché, haut, très haut! Pourquoi ne sommes-nous pas capable de rencontrer des gens normaux?
Ce qui frappe en premier c’est que c’est le portrait craché de Krilin, le copain moine chauve qui se bat mal de Dragon Ball Z! C’est limite un rêve qui se réalise pour Ben!
Son petit corps mou est recouvert de tatouages d’inspiration bouddhiste et il a une descente d’alcool prodigieuse. D’ailleurs il arrête vite de commander des verres et se prend directement la bouteille de whisky. Vu la chaleur et peut être aussi le whisky il retire son t-shirt et avec étonnement nous découvrons l’énorme tatouage qui recouvre son tout son ventre. Il s’agit d’un moine en méditation qui lui ressemble comme 2 gouttes! L’effet est saisissant. C’est comme si je me faisais tatouer mon portrait sur le ventre, c’est complètent alternatif.
Vu que ce brave homme n’a pas un corps d’athlète à chaque mouvement la tête du bouddha disparait dans les plis de gras que constituent son manque de pectoraux. Et c’est la tête du pauvre bouddha que l’on voit engloutie comme criant au secours, puis de nouveau sortie par la magie du rythme respiratoire… C’est à mourir de rire! Ben est fasciné et se prend des fous rires inextinguibles. Bref, on a passé la soirée avec Krilin et un Ultra! Notre vie est décidément fort passionnante.

Nous partons le lendemain pour Angor excités comme des puces. Il n’est plus à préciser que nous sommes des feignasses et nous louons un tuk-tuk à la journée parce qu’il ne faudrait pas trop se fatiguer non plus. Il fait une chaleur de dingue et nos âmes d’Indiana Jones se régalent. C’est magnifique! C’est une atmosphère, de la grandeur, la nature et même les hordes de touristes ne parviennent pas un gâcher la beauté et la magie du lieux! Je ne vais pas m’étendre la dessus, les photos en disent déjà beaucoup!

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Nous repartons à Phnom Penh pour prendre un vol jusque Bangkok, duquel nous prendrons un train de nuit pour arriver à Koh Pangan, notre futur home sweet home pour les 15 prochains jours. A suivre donc…

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Laos Vietnam et Camboooodge

Vietnam !

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Nous vous avions laissé après un interminable trajet mi novembre en bus que nos esprits habitués a faire du déni des situations pénibles ont déjà effacé. Nous arrivons à Hanoi dans la nuit et l’hôtel que nous voulions était évidemment complet, qu’à cela ne tienne nous en trouvons un autre rapidement et partons dormir malgré le demi coma dans lequel nous avons évolué les 30 dernières heures dans les bus. Nous passons quelques jours à Hanoi à crapahuter dans les vieilles rues typiques à jouer à Tigre et Dragon (oui je sais c’est chinois mais c’est comme ça), rues qui par ailleurs n’ont pas vraiment de trottoirs. Et nous jouons aussi nos vies à chaque fois que nous traversons la rue. Il y a 2 millions de scooters dans cette ville et le moins qu’on puisse dire c’est que ce sont eux les fauves de cette jungle urbaine et mieux vaut ne pas engager un combat avec eux, c’est juste perdu d’avance.

Hanoi est une ville particulière, nimbée d’une lumière humide du matin au soir dans laquelle il fait bon de se perdre au milieu des cyclo pousses traditionnels. Nous visitons donc des temples où l’on donne des cours de kung-fu ou d’aïkido ou enfin d’un sport asiat où l’on se tape dessus, l’ancienne université des mandarins qui donne limite envie de retourner à l’ecole tellement c’est charmant, nous tentons le musée d’art moderne qui était fermé et nous achevons notre petit tour par une romantique ballade en pédalo en forme de cygne sur le lac. Évidemment le pédalo est conçu pour les petits asiatiques (pardonnez le pléonasme;-)) et pas vraiment moyen de pédaler dans le soleil couchant sans se provoquer une rupture des ligaments croisés du genou (aucune idée si on a des ligaments croises aux genoux mais j’aime l’expression) puis le lac est l’endroit où les ados un poil excités se retrouvent pour se galocher discretos et puis il y a plein de bestioles mutantes avec beaucoup trop de pattes qui galopent sur l’eau.
En fait nous sommes sur un lupanar aquatique géant infesté de moustiques dans une barque kitsch qui sent le chien mouillé…encore une grande idée que nous avons eue là!

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Nous partons dans les jours suivants pour la Baie d’Along le rêve de ma chère maman. Je me sens investie d’une mission divine de “kiffer” pour elle chaque seconde de ce voyage pour lui en restituer l’essence même et qu’elle aussi voyage un peu avec moi.

Le plan pour notre trip est de prendre le bus jusqu’au port, puis le bateau jusqu’à une grotte (pas bien compris l’histoire de la grotte), puis de dormir sur l’une des îles et le lendemain partir naviguer dans la baie et faire du kayak.
Toujours avec notre budget mini-pouce on se retrouve dans le groupe spécial étudiants un peu fauchés mais qui a toujours de l’argent pour boire des bières et oublier son passeport.

Pour la première soirée sur Cat Bo, l’une des iles principales de la Baie d’Along nous échouons après quelques bars dans “la boite de la nuit”. Fait étonnant dans la boite… que des hommes, fait encore plus étonnant devant le déficit de femmes, certains vietnamiens se comportent comme tel et jouent à la nana. C’est à dire, qu’ils se touchent les cheveux façon glamour, dansent sexy à la Shakira en remuant leur poumshak et chantent avec tout leur coeur…c’est à mourir de rire. En arrivant là bas, les conversations s’arrêtent, les yeux se braquent, une haie d’honneur se forme sur mon passage (oui j’en fait des tonnes) je me sens une ancienne divinité devant laquelle on se prosterne. Quelle joie parfois de n’être qu’une femelle. Et pourtant je porte un short sale, des cheveux douteux et pas de maquillage, j’aime le Vietnam. Je prends vite possession du podium encouragé par mes adorateurs, Ben prend vite possession du bar et nous dégote quelques vodkas, un peu rêches puisque le concept de soft drink ou de jus de fruits n’est manifestement pas arrivé jusqu’ici.
C’est une chic soirée qui s’annonce bien que musicalement ce soit très mauvais. Ben en mission “je suis l’Ayatollah de la bonne musique de soirée” part converser avec le DJ. Après 20 minutes de palabres et d’explications de ce qu’il attend, le DJ s’illumine aux mots magiques suivants “you know…pussy music like Shakira”. Le Dj nous régale d’un set de Madonna, Justin Timberlake et bien sur Shakira. Victoire!

Nous rencontrons aussi le manager de la boite qui est Australien et s’appelle Jim. Il nous explique que son prénom signifie “pénis” en vietnamien et que les Vietnamiens se bidonnent à chaque fois qu’il se présente.
Problème résolu, tout le monde sur l’ile l’appelle Zim qui signifie “oiseau” problème moins résolu pour Ben qui prend un malin plaisir à caser le plus de fois son prénom dans les conversations ce qui ne manque pas de déclencher l’hilarité des vietnamiens qui se gondolent comme des pucelles.

Pendant que nous devisions sur l’étymologie du mot “pénis” en français, en anglais et en vietnamien (oui ça vole très haut) nous apercevons sur la terrasse du mouvement, des cris et un mauvais feeling s’empare de nous. Nous nous rendons compte que d’autres européens ont voulu rentrer dans la boite mais pas par la bonne entrée et qu’un des vietnamiens agacé de ce non respect des règles s’est senti obligé de sortir un ….revolver.
Jim/Zim nous rassure en nous disant que “l’arme n’est surement pas chargée” ouf nous voilà rassurés, enfin presque.
Nous battons en retraite loin des mafieux en armes et rencontrons un vieux français d’au moins 102 ans qui a un appartement ici. Vous savez ce genre de petit vieux qu’on a aussi en France, le museau couperosé, une diction alcolosée, l’oeil coquin, il me gratifie d’ailleurs d’un charmant “vous êtes consommable” #salaud#. Ben lui fait part de son addiction pour le Ricard et lui parle ému de son Ardèche natale et il se sent obligé de prendre une bouteille de Ricard local pour nous faire goûter pendant que sa femme à côté prend un air exaspéré mais habitué. La soirée se termine gentiment et nous rentrons tard pour nous réveiller tôt et partir en bateau croiser dans les eaux de la Baie d’Along.

On nous confisque nos passeport à peine arrivés sur le bateau pour s’assurer que nous payerons notre note puisque les boissons ne sont pas incluses dans notre pack… Mais enfin nous ne sommes pas là pour boire messieurs-dames mais pour nous élever spirituellement voyons!
Si ma pauvre Maman savait qu’on pourrait aisément rebaptiser la Croisière Baie d’Along par “la Bière Croisière”, je ne pas sure que ça la ferait toujours rêver.

Comprenez-moi bien, c’est magnifique, magique, labyrinthique et vraiment je le recommande à toute personne capable de s’isoler psychologiquement des 2 345 719 autres touristes qui se trouvent là pour savourer aussi cet endroit. Les couchers de soleils sont dans des tons roses de fous, les rochers sont recouverts de végétation d’un vert profond et sauvage qui se reflètent dans l’eau émeraude mystérieuse, c’est à couper le souffle.
Le souci, et oui forcement il y en a un, c’est que dans ce paysage il y a des centaines de bateaux aux moteurs pétaradants d’où s’envolent des bribes de pop viet et les conversations déjà avinées des touristes. Nous n’échappons pas à la règle et passons donc la journée en compagnie de nos nouveaux amis : le Drinking Crew.

Nous naviguons donc sur les eaux de la Baie et je le répète c’est magnifique, on reste là silencieux (oui même moi pour une fois je n’avais rien à dire) à savourer la petite brise de la navigation dans la chaleur de la journée. Nous assistons à notre plus beau coucher de soleil, le soleil enflammé plonge doucement dans les eaux cristallines et cède sa place à une lune rosée dans un ciel bleu iridescent à croire que Photoshop est passé par là mais non il s’agit juste des prodiges de Mère Nature et elle a bien bossé.
Nous passons la soirée sur le pont supérieur sous un ciel chargé d’étoiles à discuter avec les autres, écouter de la musique et deviser sur le sens du monde de la vie, des potes, de l’amour et du reste…juste parfait.

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Le lendemain bye-bye Baie d’Along, retour Hanoi, on chope in extremis le bus de nuit pour Hue dans le centre du Vietnam, tellement in extremis qu’on part sans eau, sans nourriture et avec nos maillot de bains! Nous arrivons en loques à 7h du mat, direction l’hôtel et qui à notre surprise et joie retrouvons nous ? Nos 3 compères flamands rencontrés en Inde il y a 1 mois!! Surexcités de les retrouver nous nous donnons rendez-vous le soir pour une grosse soirée debrief. Nous visitions la cité royale de Hue en nous demandant pourquoi ils ont construit un espace aussi grand pour juste loger une famille (“forcément tous petits en plus”, sic Ben) oui nous pauvres plébéiens nous nous interrogeons sur ces pratiques royales.

Nous partons ensuite pour Hoi An, charmante bourgade près de Danang ville tristement célèbre puisqu’ancienne base américaine pendant la guerre du Vietnam. Hoi An est magnifique, c’est est la ville de la mode et des tailleurs, des dizaines de boutiques se font face pour se faire faire des robes et costumes sur mesure, il y a des bijouteries, de belles boulangeries, de jolis ponts, des petites temples de partout, une population souriante. Le souci c’est que c’est l’hiver au Vietnam et qu’il pleut tellement qu’on se demande si la pluie vient du ciel ou si elle sort de terre tellement on ne voit plus la différence au milieu des trombes d’eau. Nous n’avons alors pas d’autres choix que de partir à regret encore plus au sud à la recherche du soleil et nous voilà à Na Trang, appelé aussi la Nice du Vietnam du Sud. Une belle ville quoique trop urbaine pour vraiment nous charmer mais nous passons du bon temps dans un très bel hôtel à buller, profiter du petit dèj pantagruélique et de la plage qui s’étend sur un immense front de mer.
Nous continuons notre route au Sud pour arriver à la station balnéaire de Mui Ne ou comme nous allons le découvrir tiens plus du Moscou sur Beach que du Classe Ville sur Mer.

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Mui Ne est une magnifique ville qui s’étire en longueur le long d’une plage tout aussi jolie et de la mer chine méridionale. Le seul intérêt de la ville est de bosser son bronzage en mangeant la pêche du jour. Nous avons néanmoins eu la chance découvrir une espèce très répandue par la bas… Le Russe. L’ouverture probablement d’une ligne low cost Moscou-Mui Ne, le business de la vente d’arme (bouhh le gros cliché) et des racines communistes communes avec les vietnamiens les auront amenés à ce lieu. Nous avons passé une semaine en observation et voici dans le désordre notre rapport:
–> Le Russe est cet être bourru à la face prognathe qui aime se prélasser au soleil, les pattes écartées à se faire dorer l’entre-cuisse sur son transat, l’oeil torve, la voix forte, le pas lourd et lent
–> Le Russe grogne des borborigmes qu’il estime être de l’anglais mais ne se fait pas comprendre par les vietnamiens, il est donc constamment outré alors qu’il fait l’effort de parler la langue du bloc ouest. Note : le Russe maitrise très bien le mot “cash”, “money”, “drink”, “cigarette”, “beer”
–> Le russe n’est pas fashion c’est un fait : le slippou de bain est de rigueur, les crocks aussi (taille 47 en moyenne), le marcel sans forme (probable cadeaux promotionnels distribués par une marque de pneus) et la quincaillerie bling bling or jaune sale (surement du 14 carats…) autour du cou et des doigts! Le vrai/seul accessoire fashion du russe est sa femme/copine/maitresse
–> La Russe elle est un papillon de lumière botoxée, surmaquillée (une gageure par 40 degrés) choucroutée de la perruque. Aime la caquette visière à strass, les faux ongles en fleurs, les tongs compensées, le maillot de bain string doré et le paréo motifs fleurs tropicales transparent. La Russe n’est malheureusement pas douée de parole.
–> Le Russe n’a pas d’enfants ou alors n’emmène pas ses enfants en vacances ce qui dans les 2 cas n’est pas très sympa.
–>Quelques particularités physiques :
- Le russe est génétiquement plus sensible à la gravité, il en résulte un gros ventre tendu avec de la graisse localisée dans la partie inférieure de la ceinture abdominale.
- Le Russe pense qu’il n’a pas besoin de crème solaire sur sa peau blanche, le russe se trompe mais le russe insiste, le russe fini la journée écarlate et recommence le lendemain
- Le Russe aime manifestement se muscler les trapèzes, le haut des bras et le cou (important pour les bijoux Mister T) et néglige tout le reste ce qui n’aide pas vraiment pour l’harmonie du corps.
- Le Russe aime les cheveux très court, ce qui fait ressortir la finesse de leur trait (oui c’est ironique)
–> Le régime alimentaire du russe privilégie les céréales (le houblon), les liquides (la vodka), les protéines (steakos viande viande viandasse), les fruits (en glace). Le russe ne connait pas la gestion de la nourriture en flux tendus et aime prendre le plus de nourriture dans son assiette au buffet et surtout en gâcher environ 1/3…c’est vrai qu’ils ont connu des galères et ne savent pas gérer l’abondance.
–> Le Russe est socialement peu impliqué auprès des autres nationalités, si le Russe ne vient pas à toi, ne va pas non plus au russe il s’en cogne. Ses rapports sociaux aux autochtones sont limités à la commande du régime alimentaire énoncé ci dessus.

Nous sommes un peu durs car le Russe a été une source infinie d’étude/moquerie et a égayé nos après-midi farniente et nous comptons bien aller vérifier si le Russe est comme ça aussi chez lui lors d’un prochain voyage!

Au terme de cette belle semaine pour repartons pour la dernière étape du Vietnam à Saigon. Nous sommes proches de Noël et toute la ville à l’air de se passionner pour cet événement. C’est assez drôle de voir des décorations de sapins, de neige, de traineaux alors qu’il fait super lourd. Nous visitons les Champs-Elysées. Nous visitons le musée de la guerre, appelé avant un truc du genre “musée des horreurs américaines”. Devant l’affluence de touristes américains ils ont dut changer le nom pour ne pas froisser le chaland et ont dégoté ce beau nom consensuel de musée de la guerre du Vietnam. Cependant le choix des récits, des faits de guerre, les photos et les anims est très clairement partial. C’est beau la paix. Ce musée met tout de même un bon taquet derrière la tête et vraiment on confirme la guerre c’est mal.
Olivia une amie de Ben qui habite là bas nous donne de bons tuyaux et notamment ce supermarché de produits d’importation avec un restaurant à l’étage. Nous nous précipitons là bas et alleluia de la nourriture occidentale, de la bonne nourriture et simple. C’est la Mecque du fromage et il y a même un salad bar à volonté. Apres des mois de cuisine asiatique et de burgers nous pleurons presque devant une salade de pâte et des croutons. Nous pillons la fêta, nous reprenons des betteraves, nous nous battons pour les morceaux de pain. C’était Byzance dans nos estancos! Nous sortons repus et heureux de table quand Ben découvre dans les rayons des boites de marrons d’Ardèche de Clement Faugier nous immortalisons ce moment en photo et partons heureux dans la ville. Nous visitons la vielle poste, le musée d’art moderne qui n’a de moderne que le nom, nous marchons encore et encore.
Nous retrouvons Olivia plusieurs soirs pour manger local, elle nous raconte sa vie au Vietnam, nos partageons nos expériences et il est déjà temps de partir pour le delta du Mékong à partir duquel nous pourrons passer la frontière maritime du Cambodge.

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Nous réservons un tour du delta du Mékong, c’est beaucoup moins contraignant que de le faire tout seul. Le tour comprend des visites desquelles nous n’avons rien à cirer comme une mosquée paumée et une fabrique de bonbons à la noix de coco. Nous arrivons au restaurant et l’animation est un énorme serpent que tout le monde se refile pour prendre des photos. On fait pas mieux que tout le monde et nous avons de magnifique photos de Ben versus le serpent! On nous emmène enfin dans une ferme de crocodile. Ça pue la mort, des centaines de crocos sont entassés dans des minis bassins grillagés. Il faut reconnaitre qu’ils font quand même vachement peur! Nous arrivons enfin sur l’hôtel flottant miteux inclus dans le tour, nous dinons de délicieuses crevettes du Mékong et partons pour un dernier verre. Dernier verre qui sera en fait le début de beaucoup d’autres puisque nous copinons avec les gens de notre groupes, un couple très cool, un anglais sympa et Kim l’américaine qui connait tout les chorégraphies de Beyoncé, qui bosse pour le parti contre le gouverneur du Wisconsin et qui s’est fait tatoué le ” solidarity fist” emblème de la lutte contre le gouverneur qui voulait rendre les syndicats de son état illégaux. Bref Kim est folle mais très divertissante!

Le lendemain direction Cambodge! Passage de frontière détendue, c’est pas des excités là bas nous arrivons après 7h dans une boite de conserve flottante appelé pompeusement speed boat. A peine arrivés nous contactons mon pote Christophe qui vit là bas avec femme et enfant.

Quelle bonheur de se retrouver dans une vraie maison!

La suite prochainement, promis…

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Go to Vietnam

Aujourd’hui dimanche 13 novembre nous partons en Vietnamie. Vu que nous sommes pauvres, nous ne prenons pas l’avion mais bien le bus de nuit comme tous les manants sans le sou. Nous nous dirigions vers Hanoi mais quand on a su que ça prenait 28h de bus, on s’est dit qu’on allait se faciliter la vie/le cul en saucissonnant le trajet en deux, c’est à dire Luang Prabang – Vinh puis Vinh – Hanoi. Aucune idée où peut bien se trouver Vinh puisque même le guide du nullard n’en parle pas, nous sommes confiants/idiots. Notre journée se passe donc tranquille, on rend bien tristement nos vélos qui n’avaient pourtant pas de freins, on check out de la guesthouse bien gentille, on achète des sandwiches poulet/fromage qui s’avéreront être en fait des sandwiches aux oignons, on prend des biscuits valeur sure (des Oreo x 2 paquets) et 3 litres d’eau.

A la station de bus, nous découvrons avec des rires hystériques notre carrosse pour aller en Vietnamie : un beau bus asiat qui clignote de partout, des écrans plats, des jolis adhésifs de Mickey qui a l’air d’avoir fumé un gros pétard sur les portières, des micros couchettes en sky taille asiatique donc 1,56m, une tablette plastique incrustée de fossiles de bestioles…c’est très coquet! Sérieux, mine de rien ça a sacrement de la gueule et on est tout excités, nous sommes en route vers un nouveau pays quand même!
La température dans le bus est sibérienne mais Ô joie des couvertures sont fournies. Royal! J’essaye (mais je n’y arrive pas) de ne pas penser aux 32478292 autres personnes qui ont aussi renfouifouinés leurs pieds gelés dans la couverture et laisser des miettes de leur diner de fortune dans les coutures. Et d’un coup je pense à cet épisode de Dr Quinn, où l’armée américaine envoie des couvertures à la réserve des Cheyenne genre on veut pas que vous mourriez de froid mais en fait les couvertures sont porteuses du virus du typhus. Forcément plein d’Indiens meurent et le Dr Quinn avec sa grande jupe à fleurs est frustrée parce qu’elle ne peut sauver personne (et aussi parce qu’elle kiffe Sully depuis 2 saisons et qu’il ne se passe rien). Le chef de la tribu Nuage Dansant est méga vénère parce qu’un de ses enfant meure et sa femme se coupe les cheveux de rage autour du feu en pleurant. Tragique. Enfin c’est malin, merci mon cerveau, maintenant je suis sure que je vais chopper le typhus dans ce bus. Je sens déjà que ça me gratte de partout. C’est pas complètement impossible, regardez les indiens. Au moins pendant ce temps là je ne pense pas que je ne vais pas pouvoir uriner pendant 15h.

Sinon les écrans plats passent des clips très moches qui font très mal aux yeux et surtout qui ne correspondent pas du tout à la musique du CD qui est diffusée. Déjà que la variété vietnamienne est bien nulle si en plus on nous complique le truc, on est pas rendu mes amis. Ca rend fou cette musique, j’ai l’impression de voir des Stone et Charden made in asia, des Sasha Distel en jabots et yeux bridés… pendant des heures. Ça doit être le typhus qui me fait délirer.

De plus, je suis décidément une fille intelligente, je pars toute courbaturée d’avoir voulu jouer au volley hier un peu éméchée avec d’autres gens qui eux étaient beaucoup plus bourrés, pendant que Ben tenait le crachoir à un américain très cool qui nous a conseillé du valium pour le trajet en bus et sa target du soir une Scarlett Johansson like (salope) habillée en jogging Adidas (les anglaises ne sauront donc jamais se saper. Comme le dit si justement Ben : “‘toutes façons, les anglais, c’est jamais rien que des brouillons de scandinaves”). Un bonheur n’arrivant jamais seul, je me rends compte lors de mon dernier pipi avant 15h de bus que j’ai mes menstrues. Youpi hourra on est pas déçus.

On décolle à 18h30, à 19h15 on nous éteint la lumière mais on nous laisse les veilleuses, on mange les dwiches aux oignons dans le noir comme deux pauvres choses et d’un coup c’est le drame … extinction des feux complets! Ben me fait mourir de rire en me disant : oohh il déconne là baodaï, putain 20h15 et il faut dormir? C’est la pub de Madame est Servie à cette heure là!

Le voyage va être long.

Et en effet il est longissime, on nous avait vendu un trajet de 15h qui en fait durera 22h… La suite au prochain épisode.

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Laos

Voyage du 5 novembre

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Cool Laos!

La traversée du Mékong depuis la Thaïlande pour arriver à Luang Prabang (2ème ville du Laos) se fait sur 2 jours et nous avons fantasmé, un voyage calme, dépaysant sur un slow boat, dans les remous lents du Mekong et sa couleur si particulière dans une végétation grasse et luxuriante! Pour du slow boat, c’est du putain de sloooooow boat! Je pense qu’on a fait une pointe à 21km/h dans une descente….wouuhhh wild!

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Bah c’était dépaysant, charmant et beau et fou mais il faut ajouter, les anglais bourrés, les flamounches bourrés et les allemands bourrés et les français qui se plaignent (oui j’en fait partie et j’assume) et le moteur qui fait du bruiiiiit pendant 9h/jour mais c’est cool. Une ambiance colo qui ne fait pas de mal! Et pour le côté nature, j’ai pensé tout le voyage à Lost et “les autres” tellement il y a de la jungle et des fumées qui s’échappent de partout partout delà la cimes des arbres, ce qui me fait d’ailleurs penser que je n’ai jamais vu la dernière saison.

Comment vous décrire le Laos ? Mmhh c’est un trou il faut le reconnaitre mais un trou très charmant… Luang Prabang est quand même classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Vraiment on a adoré. C’est très calme, tout le monde est tout petit, la population a moins de 15 ans parce que tous les anciens sont morts à la guerre, il y a des fleurs, des plantes, des arbres, des bananiers, des palmiers, encore des fleurs, des moines en robe safran, ça sent le pain chaud partout, tout à monde a vélo puisque les scooters sont chers c’est vraiment Disneyland made in Laos et fort reposant après l’agitation de la Thailande. Notre hôte est adorable et comme il étudie le français on l’aide le soir à faire ses devoirs, c’est vraiment drôle!

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Les Laotiens en bon bouddhistes pensent que pour atteindre le nirvana, il faut faire “le bien”, sachant qu’en laotien “faire le bien” se traduit exactement comme “faire la fête”… tout le monde se la colle, chante la vie, danse la vie… autant vous dire qu’on adore ce pays. On l’aime tellement qu’on a passé une semaine à Luang Prabang, dans une très jolie guesthouse, à profiter de la piscine du joli resort trouvé par hasard, des bons restaurants, du shopping, à pédaler dans toutes les rues… On s’est même payé le luxe de n’aller visiter aucun temple, même pas le plus célèbre le Phusi Wat rebaptisé illico le Pussy Cat. On a fait la blague une bonne semaine sans y mettre un seul bout de tong! J’aime les vacances!

En parlant de tongs, nous avions laissé les nôtres à l’entrée de l’Utopia comme c’est l’usage dans la plupart des boutiques, hôtels, restaurants au Laos. L’Utopia est le meilleur endroit de la ville et au moment de repartir vers minuit (couvre feu oblige) c’est le grand jeu de “où sont donc mes tongs que j’ai laissées en arrivant ?”. Vu que tout le monde est cuitasse et possède les même tongs Havaianas… Tout le monde pique les chaussures de tout le monde et on a jamais retrouvé les nôtres! Je me ballade donc avec des tongs Tiger (marque Australienne) taille 10 ( je fais du 7) et Ben en tongs grise taille 42 mais il fait du 44! C’est aussi ça le voyage, savoir se séparer de ses possessions et se dire que quoiqu’il arrive : pfff c’est pas grave on verra plus tard.

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Sinon, les chauffeurs de tuk tuk sont très sympas et ont vraiment le sens du service. Tous les jours, plusieurs fois par jour nous avons droit au même échange :

Chauffeur : tuk tuk today?
Nous : no thank you
Chauffeur : waterfall? (animation locale pour les touristes)
Nous : tomorrow maybe
Chauffeur : marijuana ?
Nous : ….
Normal!

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Nous avons évolue dans cette jolie bulle paisible jusqu’au drame que je vais vous raconter!

Mes cheveux sont devenus verts. Fuck! Vert, vert, vert. Vert fluo, vert néons même comme m’a dit Manue. Je tiens à dire que ce n’est pas par choix, moi je m’aime beaucoup en blonde. D’ailleurs bizarrement le vert a eu l’excellente idée de ne se greffer qu’aux jolies mèches blondies par le soleil et sur les pointes déjà bien abimées. J’aurai pu être colorée uniformément en vert émeraude, genre loufoque-chic comme Kate Winslet dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind qui passe du bleu au rouge de façon classe et naturelle. Mais non, c’est l’anarchie de la couleur et j’ai des fourches… vertes. Vous vous demandez comment c’est arrivé non? Je pense sincèrement que devant la forte teneur en coolitude de ses 2 derniers mois le Dieu des cheveux à du se sentir obligé de rééquilibrer un peu les choses. Je peux comprendre, je ne suis même pas agacée, je suis bouddhiste, j’ai fait mon coming out il y a 3 jours donc tout va bien.
Nous avions trouvé une magnifique piscine dans un beau jardin luxuriant enfin comprenez un resort tape à l’oeil et évidemment plutôt que de se ruer dans tous les temples de la ville dès potron-minet pour confirmer mon nouveau statut bouddhique, nous avons passé 2 jours à buller près de la jolie piscine, à se dorer en buvant des cocktails et en critiquant tout le monde.
Vous vous dites c’est génial la vie de nantis, moi aussi je le vaux bien et paf vous vous retrouvez avec des cheveux vert parce qu’un laotien fort consciencieux a versé trop de chlore/détergent anti blonde dans une piscine. Le bon côté est que je viens enfin de comprendre l’intérêt du port du bonnet de bain. On ne m’avait pas menti, c’est vrai que le voyage apporte des réponses à des questions existentielles, j’en suis toute exaltée!

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Nous voici donc déjà à la fin de notre périple au Laos, avec de nouvelles chaussures, de nouveaux cheveux pour moi et notre Visa prêt pour le Vietnam. Nous n’avons pas eu envie d’aller à Vientiane la capitale parce que c’était loin et apparemment c’est bof, nous n’avons pas eu envie d’aller visiter la plaine des mille jarres parce que c’était loin et qu’il s’agit de champs entiers avec des grosses jarres dedans et personne ne sait ce qu’elles foutent là et nous n’avons pas eu envie d’aller à Vang Vieng puisque c’était loin et le seul intérêt c’est de picoler sur des gros pneus sur les rivières et on est trop vieux pour ces conneries ;-) .

So, see you in Vietnamie !!

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Bye bye Thaïlande…

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Après nos tribulations urbaines dans BKK, une (petite) envie de nature se fait sentir et nous partons pour Kanchanaburi ie la ville du pont de la rivière kwai. Et plus particulièrement en direction des chutes d’eau du park national d’Erawan. Sept cascades dévalent les unes sur les autres sur 1,5 km dans une magnifique jungle touristisée pour l’occasion : de jolis petits sentiers, des petites tables de picnic et même des poubelles tri sélectif. Rien de très wild mais on s’en fout, c’est canon. Avant de rentrer dans le parc on nous informe que l’on peut se baigner dans les cascades qui sont remplis de “fish pédicure”. Vous savez ces petits poissons qui apprécient de se faire un gueuleton avec la corne de nos pieds.
Après une bonne grimpette, nous plongeons nos petits pieds rouges et martyrisés dans l’eau fraiche et claire et attendons notre beauté des pieds.
Damned! Ce sont des f*cking ptérodactyles poissons mutants qui nous attrapent les orteils, se ruent sur nos talons et se battent pour dévorer les peaux mortes de nos ampoules à peine cicatrisées (ouais je sais c’est degueu mais c’est important de partager la loose). Force est de constater que quand tu as des giants poissons carnivores qui se font les restos du coeur sur tes pieds, tu te mets à brailler comme une furette (ma technique) ou tu fais du déni et tu souris en mode crispé (technique de Ben).

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Nous sommes resté quelques jours dans le coin, nous avons dormi dans une charmante maison sur pilotis, sur la rivière Kwai, bercés par les remous des bateaux des pêcheurs, dans le gazouillis des oiseaux et le concert de criquets… Calme et romantique n’est-ce pas ? Oui même si les bateaux-teufs qui passent sur la rivière en balançant du bon son genre YMCA et Boney M (big up Mat Serrault/Bonvillain) toute la nuit c’était tout de même vraiment chouette.

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Nous repartons vers BKK pour monter dans le Nord à Chiang Mai. Le trajet qui à l’aller avait pris 3 heures en a pris 8h cette fois ci à cause de la montée des eaux. Nous n’étions pas très inquiets avec Ben jusqu’à ce que l’eau nous arrive aux chevilles … dans le minibus! On a poussé du minibus dans l’eau 4h, on s’est fait tracté, le moteur a pris l’eau, le chauffeur qui devait avoir 13 ans était très très énervé -quel bonheur parfois de ne pas comprendre la langue et de n’être qu’un touriste- les 24 redbull engloutis de l’ont pas trop invité à la détente! 20111107-122450.jpg
Résultat nous sommes arrivés trop tard à la station de bus, tous les bus pour Chiang Mai étaient complets. Retour à BKK, nuit d’hôtel, retour à la station de bus le lendemain et là … c’est le drame! La veille les autorités ont décrète l’état d’urgence au max en donnant congés à tout le monde genre “cassez-vous ça craint” et nous voici à la station de bus (les avions tous complets et les voies ferrées sont impraticables) à vouloir partir pour le Nord. Après 234 agences, Ben nous a héroïquement trouvé les dernières places dans un bus VIP! Sauvés! Enfin nous avons été sauvés mais malheureusement pas nos honorables céans. 48h donc 23h de bus = nous déclarons officiellement notre cancer du cul.

Arrivée à Chiang Mai à 4h30 du mat après 13h de bus ou plutôt de karaoké thaïlandais à donf avec une température polaire, on prends le tuk tuk, on arrive à la guest house qui était fermée bah oui normal c’est la nuit! Fort agacés et devant nos mines le chauffeur du tuk tuk nous prend en pitié et sort une petite pub de la guest house ” Mr Whisky Trek, you are never drunk alone”… Même pas peur de finir dans un lupanar et selon la bonne vieille méthode du Zahm : foutu pour foutu autant tenter le coup. Bien nous en pris, pas cher, clean et dans le centre… on aura mérité Chiang Mai!
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A Chiang Mai, on prends notre temps, on se ballade, on flâne, on mange, on visite, on se marre, on se repose aussi, on fait du shopping, des massages, on re-mange, on voit des orchidées, on fait des câlins à des tigers et il est déjà temps de partir pour Pai!
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Encore du bus pour arriver là bas et nous avons la chance de rencontrer des français hyper cools et la malchance de partager le bus avec un Jacky local qui a picolé son poids en binches pendant le voyage et qui manifestement ne voyaient aucun inconvénient à parler tout seul.

Paï est une petite ville de babas/hippies/arty très charmante réputée notamment pour ses sources d’eau chaude en pleine foret et ses paysages de montagne magnifiques. On devait faire plein de trucs et on a rien fait de spécial, sauf se laisser vivre tranquillement, boire des cocktails dans les bars où on se vautre dans les coussins, de se perdre dans cette ville qui n’a pourtant que 2 intersections (nan on était pas souls), se balader penard à notre rythme en scooter à travers des paysages effectivement saisissants. Nous avons rencontré pas mal de français avec lesquels ont a passé quelques jours en slow motion, à discuter, a se baigner dans des sources d’eau chaude… Dur quoi.
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Retour à Chiang Mai pour aller le lendemain jusqu’à Chiang Khong et passer la frontière Laos. Nous avons passé la journée a mater la saison 1 du Trone de Fer (merci Jo) et on avoue tout… on a craqué! Le Burger King nous hypnotisait depuis déjà plusieurs jours et après un menu Double Wooper, ivre de fat on se sentait comme des gros américains. Vous savez quoi, c’était legendaryyyyy!

Bref, départ le soir vers 8H, arrivée à 3H du matin pour Chiang Khong (au moins on a finit la saison 1 du Trône de fer, notre cancer du cul nous dit merci), nuit de quelques heures avant de repartir à 7H direction la frontière pour les formalités d’usage et hop ! Début de la descente du Mékong direction Luang Prakong, ancienne capitale royale du Laos, classée patrimoine mondiale par nos amis Unescoiens : ça doit être certainement pour les Princesses une capitale royale, mais ça, c’est déjà une autre histoire !

Miiiiiinou minou minou

Bangkok-Bangeek-Bangchic-BangBang!

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Nous en étions resté à “nous sommes des boulets avec nos billets d’avion!”
Nous arrivons donc à Bangkok au petit matin, dans l’aéroport bercé par le doux ronrons des escalators mécaniques bien huilés et nous nous réveillons lentement au son de nos tongs qui battent les sols luisants. Ce pays sent le neuf et le cool, ça nous plait déjà.

Les formalités d’immigration et bagages sont vites pliés, on refait la blague des taxis pour aller dans le centre. Sauf qu’ici c’est la Thaïlande et c’est bien organisé. Une damounette bien gentille s’occupe de dire à un taxi méga-tuné (ils kifferaient tellement ça à Charleroi) de nous déposer à notre hôtel pour bon un prix, ma foi so far tout va bien.

Notre hôtel est cool, faut dire qu’on a fait péter le budget, c’est a dire nous ne sommes pas aller dans le guetto à touristes de la capitale, mais après tout on le vaut bien après les lits en cailloux made in India. Nous sommes donc à Sukhumvit. Il y a de tout dans ce quartier, du taudis pour putes aux hôtels de luxe en passant par les pensions pour voyageurs avec un poil de budget (ça c’est nous), un mélange qui bizarrement fonctionne hyper bien.

Nous passons 3 jours de dingue.

Côté spirituel, nous avons visité les temples de Ko Ratanakosin et surtout le Wat Pho qui accueille un enormous bouddha couche presqu’à l’étroit dans son temple et l’ecole nationale de massage traditionnel thaï. Nous avons fait une délicieuse promenade avec le Chao Praya Express sur le fleuve qui effectivement débordait de partout.

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Côté shopping, Bangkok propose moult mais sa vraie spécialité c’est la babiole/merdouille. C’est à devenir dingue (Ben a du me raisonner/gifler plusieurs fois). Entre les marchés de rue, les giants shopping center sur 6 étages et surtout le marché du week end de Chatuchak, le roi des marchés où l’on trouve tout et surtout n’importe quoi : de la fringue, du bébé écureuil, des groupes de zic et des combats de coqs. Comme je le dis souvent “jour de marché jour de gaieté”… hein les meufs ;-)

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Coté chic : nous avons été trinquer avec les étoiles au 59 étage du sky bar d’un hôtel mega chicos. Tellement chicos qu’avec nos tenues de pouilleux de la journée on nous a prêté des fringues pour qu’on cadre mieux avec le reste de la clientèle. Le budget bouffe de la journée est passé dans 2 cocktails de maboules bien mérites avec une vue à 360° sur Bangkok, juste magique.

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Côté geek, les thaïlandais ont vraiment l’air de gros geeks pathologiques tendance Xtrem Nerds. Ils semblent complètement obnubilés par les nouvelles technologies et les gadgets inutiles. On voit partout des téléphones-nouvelle-génération-qui-sont-même-pas encore-sortis-tellement-c-est-de-la-contrefaçon et la plupart des véhicules ont le droit à leur loupiotes étincelantes et caisson de basse 2,1 gigawatts.

Côté bombance, c’est parfait! Les thaïlandais mangent tout le temps mais en petites quantités (ça nous on ne sait pas faire). La ville est un slalom de petites cantines de rue super cheap et vraiment savoureuses. Donc on essaye de ne pas manger toute la journée mais c’est peine perdue : jus frais, brochettes, noodles soup, coconut, pad thaï….sluurp! Et puis bon ils ont des Burger King ici, je dis ça je dis rien.

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Côté night life : on est pas déçu, cette ville est un appel à la débauche. Des bars, des clubs, des pubs, de la boum-boum. Ca brille, ça fait du bruit, ça fait mal au yeux, ça s’agite de partout. Et oui il y a des putes partout. Et des shemales. Et des ping-pong shows. Et encore des putes. Et des occidentaux avec des putes. Et le balai des vendeurs de babioles, des camionnettes à cocktails et des putes. Et des “madame massage” qui propose des “happy ending” jolie tournure linguistique! Et des putes.

On se sent survolltés et pris dans l’énergie de cette ville. Il faut dire que tout le monde sourit tout le temps, on pense qu’ils sont tous shootés à la même drogue qui les rends euphoriques. J’aimerais bien en prendre aussi. Les thaïlandais ne sont jamais pushy et hypers souriants, même quand Ben les envoie balader avec son air aimable dont il a le secret, réflexe indien oblige.

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Ben voit des iphones, des écrans géants, des bars et des putes partout et ça le rend fou.

Je vois des fake sacs à mains de grandes marques, des chaussures qui shine, des robes qui tabassent, des peignoirs en soie, des montagnes de maquillage MAC cheapissime et ça me rend folle.

On voit de la nourriture qui donne trop envie partout, partout, partout, on voit des divix de tous nos films et séries partout, partout, partout, on voit des “madame massage” partout, partout, partout… C’est la frénésie, la folie, le tourbillon, un vortex incroyable qui réunit tout ce qui compose le monde merveilleux de Ben et Audrey! Nous avons trouvé notre mère patrie.

Cette ville est une cours de recrée géante pour adultes avec ce qu’il faut d’authenticité et de charme pour quand même nous donner l’illusion qu’on est pas (que) des gros beaufs en vacances. We love it!!

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Première galère

Avant de vous faire part de la belle première claque qu’on vient de se prendre en arrivant à Bangkok on va revenir sur la première grosse galère que nous avons eue à gérer.

Soyons honnêtes c’est entièrement de notre faute et puisque tout est bien qui finit bien vous avez le droit de nous charrier/dauber/vous marrer et même de balancer cette anecdote en soirée quand la conversation tournera autour de “parfois les gens sont vraiment cons”.

Pour la faire courte pour les dernières 24h

13h00 départ de la guesthouse d’Arambol, Nord Goa
14h30 aéroport de Goa
17h00 vol (retardé) Goa – Bombay
18h00 arrivée Bombay
18h30 récuperation bagages
19h40 départ de la navette pour le terminal des vols internationaux
19h42 le Mr qui check les bookings nous dit que notre vol était “hier”
19h42 on ne peux pas prendre la navette
19h42 on s’asphyxie de rage quand on comprend que le mec a effectivement raison

Explication : notre vol était le 20/10 à 00h35 et pas le 21/10 à 00h35 comme nous l’avions planifié, nous aurions du arriver le 19/10 pour prendre notre vol effectivement le 20/10 à 00h35. Nous étions donc effectivement en retard d’une journée. Tricky!!!

19h43 asphyxie
19h45 fuuuuuucckkk
19h48 clope
19h53 asphyxie
19h57 fuckkkkkk de fucckkkkk
20h00 clope
20h03 REBOND

La phase “ça va nous couter un bras/on va dormir à l’aéroport en attendant le prochain vol/pas possible d’être aussi con/ça va nous couter 2 bras/je vais appeler mon père (on a jamais dit qu’on était des adultes)/ on va lancer une levée de fonds sur internet/putaainnnn raahhhhh” a duré 10 longues minutes.

20h07 Air India nous book sur le prochain vol mais il faut le faire valider auprès de l’autre desk Air India au terminal international
20h16 attente au comptoir des taxis pour aller au terminal des vols internationaux (bah oui pas de billets valides, pas de navette gratos)
20h31 le taxi prend un shortcut dans un quartier épicentre de slumdogitude, il fait 39°c, nous excellons dans le déni de situation, limite on se marre…. jaune bien sûr.
21h09 attente au desk Air India
21h14 palabres
21h22 incompréhension
21h29 palabres
21h30 Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii … !!!!!!!!!!!!!!!!!
21h31 confirmation des vols, pas de frais supplémentaires, tout est en ordre!
21h32 danse de la victoire à l’aéroport de Bombay
22h00 autorisation de rentrer dans l’aéroport
22h16 check-in
22h30 immigration
23h10 security check
23h45 on se pose pour claquer les dernières roupies
00h35 vol Bombay – Bangkok
00h40 2 whisky pour Ben et X-Men Origins, pour moi direct dodo
6h35 : arrivée à Bangkok après 3h30 de vol et un nouveau jet lag en perspective

Au moins on a gagne en xp sur la gestion des vols, quelle sera la prochaine boulette? On est capable du pire… les paris sont ouverts!

Goaaaaaa!

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Autant vous dire qu’après nos péripéties et nos déceptions dans le nord de l’Inde nous nous sommes posés dans l’avion pour Goa avec un mélange d’appréhension et d’excitation. Est ce qu’on va continuer à se sentir mal à l’aise dans ce pays complètement fou ou va-t-on finalement commencer à se détendre et en prendre plein les yeux ? Rassurez-vous braves gens le meilleur est à venir.

La César salade de l’aéroport et un petit dodo à 8000 pieds plus tard et nous arrivons à Goa. Sur le tarmac une baffe humide et chaude vient nous accueillir, nos corps se couvrent d’une pellicule de sueur, nos coeurs se gonflent d’une énergie nouvelle. Bienvenue à Goa!

Il faut reconnaitre que c’est plutôt cool, il fait mourant comme diraient les belges, des palmiers de partout, l’air poisseux de la mer, des odeurs de bbq…enfin une vraie odeur que nos cerveaux d’européens reconnaissent comme celle des vacances. Le taux d’humidité doit avoisiner les 70% et autant vous dire que mes cheveux ont proclamé leur indépendance au bout de quelques heures seulement, ils vivent tranquillement leur vie sur le sommet de mon crâne de manière complètement anarchique. Je recommande à mon amie Octopus (elle se reconnaitra) d’éviter cette partie du monde sous peine de putsch capillaire!

Nous restons donc quelques jours à Calangute Beach, on loue un scooter et on se concentre pour rouler pour ce qui est pour nous du mauvais côté de la route. Les chambres sont conformes aux standards indiens : lit en pierre, coloris des draps kitschimoche, air conditionné bruyant, pas d’eau chaude, coupures de courant fréquentes et bestioles que nous n’avions pas invitées dans notre chambre. Notre quotidien est rythmé par des questions vitales du type : tu veux aller sur quelle plage aujourd’hui? Tu as faim? Tu veux une bière? Tu me passes les clopes! Tu me passes de l’eau! Tu me passes la crème solaire! Bref, un vrai cerveau au repos.

La vie est douce à Goa entre les balades en scooter pour trouver le meilleur spot pour le lendemain, les recherches d’un ATM (distributeur de billets), les longues douches froides pour avoir l’illusion au moins une fois dans la journée d’avoir une température interne autour des 37,2°c ou encore la session anti-moustique avant de sortir.

Parce que oui nous sortons! Nous n’avons plus peur du grand méchant indien et la concentration de touristes aide à la détente. Après 15 jours de disette sociale dans le Nord nous voici back on track dans les endroits branchouille de Baga Beach. On se détend sur le “branchouille”, ça tient plus du joli rade du 07 (sorry l’Ardèche) que du Victoria Hall à Lyon (ça c’est une référence de Ben!!!) Cependant nous rencontrons de l’anglais déjà bien attaqué vers 18h00 devant un match Manchester/Liverpool, un couple d’anglais de Dubai en plein voyage de noces qui nous ont offerts moults tournées de mojitos et avec lequel on s’est bien marré, même si on a pas tout compris avec leur accent cockney.
La jeunesse dorée indienne vient s’encanailler à Goa, les filles gloussent et dansent en rond, les mecs se la collent et matent et après quelques heures ça se galoche! RAS donc.

On nous propose régulièrement des massages, des colliers, des tatouages, du jet ski, des fruits, des manucures, à coup de “my friend, where do you comme from” et parfois de la drogue notamment Destiny from Africa qui nous adore et pense qu’on se drogue pas assez! On a appris à dire “dégage” en hindi et depuis tout va mieux, vive les échanges interculturels.

Les regards pervers des indiens du nord se font indifférents dans le sud à force de voir des hordes de nanas de partout habillés comme des sluts, même si sur la plage le look oscille entre burkhini, sari, maillots 2 pièces et quelques trikinis. Joli mélange, qui génère des sessions daube comme on les aime.

Nous partons de Calangute Beach et remontons vers le nord à Arambol pour la fin de notre détente et arrivons dans un méga trou. C’est très tranquille à 200 mètres de la plage, un oasis précieux après l’agitation ambiante dans laquelle nous errons depuis le début. Il y a très peu de touristes, on a squatté le même resto de plage tous les soirs et toutes les après-midi où l’on croise les mêmes touristes qui ont loué des huttes sur la plage. Recréer un peu de quotidien même 3 jours si loin de chez soi, ça fait du bien!

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Si vous le permettez maintenant faisons un petit point sociologique. Le touriste le plus fréquemment rencontré dans les contrées de Goa appartient à la catégorie du Baba cool/hippies sur le retour et plus particulièrement de la branche jeune : le/la JaJah. Le Jajah est cet être étrange qui considère l’hygiène comme secondaire (épilation incluse), aime les bijoux en bois, se faire des dreads, les tenues bariolées achetées sur le market avec des trous dedans de préférence, grand ami des canidés devant l’éternel chaque toutou de la plage à droit à sa papouille, se fait des bangs sur la plage par 38°c, sourit souvent et parle peu, n’est jamais seul et se fait saltimbanque à ses heures : cabrioles, jongles ET surtout feu de camp. Le Jajah est notre ami, il faut l’aimer aussi…enfin de loin.

Concernant la suite des évènements, nous avons décidé de raccourcir le trip indien de 15 jours et de partir tout de suite pour la Thaïlande parce que ça nous fait extrêmement envie et qu’après tout le voyage c’est aussi s’écouter et trouver son rythme alors nous arriverons à Bangkok le 20/10.

En revanche nous demandons un remboursement immédiat du “en Inde tu perds trop de poids”, car dans la catégorie “régime” nous n’avons pas perdu un gramme et au contraire je pense que nous avons patatisé à coup de cheese nan, de riz, de pâtes, de patates, de frites, de sauces, de gravy et de fromage (parfois tout ça dans le même plat). Vivement la turista!

Good bye India et bonjour Thaïlande… sous les eaux, on sait, on a pas de bol mais bon c’est pas parce qu’on a des emmerdes qu’on ne peut pas se marrer. Et puis on tellement hâte de transpirer sous nos kway…

A très vite depuis BKK

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